Carnet de voyage dans les Balkans

Belgrade en Serbie-Budva au Montenegro

19 juin 2017 : nous arrivons à l’aéroport de Belgrade, embarquons dans un taxi direction le centre ville pour une nuit à l’hôtel, demain l’aventure commence car nous tenterons le mythique Balkan Express.

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Je discute avec le chauffeur en anglais pour lui dire que je suis ravi de retrouver Belgrade, une ville qui m’a si bien accueilli comme voyageur, j’apprécie cette ville son urbanisme, sa colline, sa forteresse, ses vieux quartiers .

Nous arrivons dans un nouveau quartier animé et branché de la ville à proximité de la Skadarlija, autrefois c’était dans le quartier Savmala qu’il fallait être :  s’était un quartier populaire et historique, un lieu de rendez vous de la jeunesse belgradoise, aujourd’hui ce quartier est entièrement détruit et occupé par des projets utopiques faramineux, mais voyons le coté positif de la chose ça créera surement de l’emploi et de la croissance économique.

20 juin 2017 : Nous nous rendons à la gare de Belgrade, il s’agit d’un très ancien bâtiment jaune aux couleurs défraichies à proximité de la station de car et à proximité du quartier Savamala en pleine gentrification bousté à coups d’expulsions injustes! Ce bâtiment illustre bel et bien le contraste et le clivage existant dans la capitale serbe, la gare est quasi déserte, le réseau ferré a été délaissé voir abandonné au profit de la voiture ou du voyage en car beaucoup plus rapide et moins cher.

Nous achetons nos billets en demandant de manière ironique des billets en première classe, nous avons hâte de découvrir ce fameux Balkan Express que tant de guides de voyages mentionnent comme activité à faire en Serbie.

Le train est pour ce soir heure départ 20h30, nous décidons d’occuper notre journée à flâner le long du Danube, et dans la Skadarlija.

Fin de journée, c’est l’heure du départ nous prenons un taxi direction la gare, nous arrivons vers 19h30, des passagers sont également en attente le train est déjà en gare, nous pouvons embarquer dans le wagon.

Nous découvrons nos wagons notre compartiment, et c’est la désillusion, on est loin du confort des trains des pays occidentaux et surtout de leurs propretés, les wagons sont entièrement tagués, à l’intérieur nous sentons l’odeur de la cigarette agrémentée d’une forte odeur amoniaquée. Les sièges sont chambranles, nous hésitons, ne vaut t-il pas mieux redescendre de ce train et prendre le premier vol ce serait plus court et pas beaucoup plus cher. Nous décidons de rester dans le train et prions fortement de ne pas voir d’autres passagers bizarres rentrés dans notre compartiment.

Le train démarre et sombre progressivement dans l’immensité nocturne des Balkans.

Les deux premières heures sont les plus longues, mais le rythme progressif de la locomotive nous fait traverser la nuit sans aucuns problèmes et accidents ce qui n’est toujours pas le cas.

22 juin 2017 : Au petit matin le train arrive à la frontière monténégrine, des femmes embarquent et entrent dans notre compartiment, elles nous accompagneront jusqu’à notre destination Podgorica. Je découvre à travers la fenêtre les magnifiques paysages bucoliques du Monténégro, les femmes bavardent et rigolent, certaines ont la nostalgie de l’époque passée où les trains étaient propres, les toilettes utilisables, la vie beaucoup moins cher et au moins il y avait du travail. En les écoutant et en voyant ce train circuler dans les immenses montagnes du parc national du Durmitor, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour cette force collective unie autour d’un seul homme : Tito ayant oeuvrée à la réalisation de cette ligne de chemin de fer : la mythique ligne du Balkan Express.

Nous arrivons à Podgoriça au Monténégro vers les midi soit plus de 16 heures de train,  nous décidons pour le retour de rentrer en car. Maintenant direction la station balnéaire de Budva et sa mythique petite danseuse et citadelle.

Nous arrivons à Budva dans l’après midi, pause douche et apéro et nous partons à l’exploration de cette jolie petite ville du Montenegro où nous y passerons quelques jours avant notre retour à Belgrade.

du 22 au 27 juin 2017 : Notre programme est simple nous reposer prendre du bon temps, visiter la ville et profiter de la plage et des apéros. J’écrirais un article sur Budva et vous donnerai mon avis sur la ville dans un autre article. Vous pourrez également découvrir mon reportage photo à Budva dans un autre article.

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27 juin : Avant tout je souhaiterai remercier ces chauffeurs de car qui nous transportent avec un grand mérite d’un endroit à un autre, ils ont du courage et de la patience, ainsi que les chauffeurs de train du Balkan express, on applaudi souvent les pilotes d’avions qui pilote souvent en tout automatique mais les chauffeurs de cars et de trains ont tout autant de mérite.

Le car démarre de Podgorica et nous partons pour 09 heures d’autocar à travers les paysages magnifiques et montagneux du parc national du Durmitor et ensuite à travers toute la Serbie. La route est très dangereuse sur toute une partie du Montenegro, nous effleurons les ravins et les précipices cependant le chauffeur enchainera sans aucuns problèmes les 09 heures de route jusqu’à Belgrade franchement bravo!

Dans le car je m’occupe à admirer les magnifiques paysages du parc national du Dormitor, c’est vraiment magnifique, mais moi qui suit né dans un port de pêche j’ai l’esprit plutôt marin.

En parcourant le sud de la Serbie je suis frappé par certaines images notamment les immenses affiches du président actuel : Aleksandar Vučić, qui me laisse l’amère impression d’être dans une dictature alors que ce n’est pas le cas la Serbie est une démocratie, du moins c’est ce qu’elle prétend être. Une autre image me restera dans la tête c’est celle d’une femme se rafraichissant dans son jardin dans une petite piscine gonflable pour enfants.

Nous arrivons à Belgrade à 20h 00, nous sortons du car nous embarquons dans un taxi pour redécouvrir la ville de Belgrade avant notre retour.

Du 28 juin  au 03 juillet 2019 : Belgrade a changé et fait peau neuve, les prix ont flambés depuis mon premier voyage, les gens n’ont pas le temps de râler  trop affairés à travailler pour survivre, certains malheureusement travaillent acharnement pour mourir ce fut le cas de deux femmes cuisinières décédées par coup de chaleur dans un restaurant où nous avons l’habitude d’aller et dans notre hôtel, c’est triste, mais souvent les retraites ne suffisent pas pour vivre en Serbie, alors des personnes qui ne sont plus en condition de travailler travaillent durement pour survivre aux dépens de leurs santé. Personnellement ça a gâche une partie de mon séjour à Belgrade voir cette pauvre cuisinière tomber dans les pommes et sortir du restaurant s’était triste à voir, après avoir discuté avec un membre du personnel il s’agissait de la troisième employé à aller à l’hôpital en quelques jours.

La vie en Serbie devient de plus en plus cher, en France nous trouvons des produits pour moins d’un euro ‘ fromage, lait, ….’ grâce à l’implication de notre gouvernement à contrôler les prix pour les plus pauvres, cependant ce n’est pas la priorité du gouvernement serbe qui s’ affaire à faire du business afin de redresser un pays économiquement miné par la corruption et les guerres/

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