Les photos de mon carnet de voyage au Japon sont prêtes. Et cette année au lieu et à la place de vous décrire mes activités au Japon, je vais vous détailler mes ressentis sur tout le long de ce voyage.

 

Depuis l’enfance, j’ai été éduqué un peu à la japonaise, en effet, je pratique les arts martiaux depuis plus de 10 ans, j’ai donc appris à découvrir le Japon à travers le regard de mon maître japonais : Maître Jigoro Kano. Son regard que j’observais sur le tatami m’invitait à venir rejoindre le pays de ses ancêtres, une invitation que je n’ai pas tardé à accepter.

C’est donc l’année dernière, en 2013, que j’ai décidé de partir au Japon, nous partons à trois : une amie et son frère qui est fan du monde cosplay et manga.

Alors que dire?

Déjà, premier conseil si vous choisissez un vol transit pour vous rendre au Japon : préférez tout de même un vol avec un transit supérieur à deux ou trois heures, ceci afin de vous éviter des frayeurs tels que je les aient connues, en effet, notre vol au départ de Francfort a eu du retard, ce qui nous a fait arriver avec plus de trente minutes de retard sur Moscou, n’ayant qu’une heure de transit, heureusement que l’autre vol partait également avec du retard, une chance.

Ensuite, deuxième conseil : si vous en avez les moyens, choisissez une classe supérieure à la classe économique pour les vols longs car la place est extrêmement limitée et malgré le multimédia embarqué dans l’avion, prévoyez votre ordinateur avec des films et de quoi lire, ainsi que de quoi manger, la nourriture n’est vraiment pas terrible.

Voilà, nous partons le 28 juillet au soir de Moscou à 17hoo après plus de 10 heures de vol, ma première frayeur a été de visionner notre atterrissage à Tokyo, lorsqu’on voit dans le petit écran sur le dossier du siège la piste d’arrivée, c’est un décompte vers l’inconnu, le tout orchestré par le bruit de l’avion et nous voila plongés dans un film d’horreur, bravo à ces gens qui ont le courage de passer leur vie dans ces machines volantes, tout cela pour notre service, ils ont vraiment du courage, piloter une machine de cette sorte n’est pas comparable aux jeux de simulations, strictement rien à voir.

Nous voici débarqués au Japon, merci aux pilotes et au Seigneur de nous avoir épargné cette fois-ci et de nous permettre de découvrir le Japon.

Premier ressenti au Japon

Fraichement débarqué au Japon, mon premier ressenti est : « Avons nous remonté le temps et sommes-nous dans les années 60 », l’aéroport de Narita est franchement « old », même le plus petit aéroport régional de ma région est plus moderne, étonnant pour un pays censé incarner le high-tech.

Ensuite, on vous pose plein de questions sur le papier, j’ai l’impression d’être plongé dans le monde de la Guerre froide, on prend vos empreintes et votre photo, puis on vous laisse passer.

A l’aéroport

Nos bagages ont loupé le coche et oui il fallait s’en douter, mais nos bagages n’ont pas été aussi rapides que nos panards, ils sont encore à Moscou. Pas grave, oui énième conseil : prévoyez toujours dans vos bagages à main du rechange au cas où, ceci afin de vous éviter en cas de perte ou de vol de devoir acheter une ligne complète de vêtements pour votre séjour.

Un employé japonais se dévoue corps et âme pour nous aider et s’excuse au nom de la compagnie.

Les formalités d’entrée sur le territoire remplies, l’employé japonais nous donne des conseils et nous oriente vers le Keisei express, moyen le plus économique de rejoindre la ville de Tokyo et la station Asakusa, station à laquelle nous allons descendre.

Sur le quai, je découvre ravi les premières machines à boissons japonaises, un large choix coloré de boissons rafraichissantes vous sont proposées.

Sortie du métro

Arrivée à la station après une heure de trajet, nous débarquons dans Tokyo, nous sortons de la station et là : torpeur, le climat quasi tropical nous assomme, il fait très chaud et très humide. Nous croisons des étudiants japonais qui passent leur été à tirer les pousses pousses. Nous passons devant un temple connu, tournons à droite et atteignons rapidement notre lieu d’hébergement : le Khaosan Tokyo Kabuki, un hébergement que je recommande chaudement pour la gentillesse du personnel, sa location, son rapport qualité-prix, sa propreté…

Notre chambre

Une fois les choses réglées, nous visitons la chambre, elle est de style traditionnel, nous dormirons comme les japonais sur des matelas futons et sur des tatamis, la chambre est jolie, nous sommes fatigués, nous dormons assez rapidement.

Fatigue

Nous repoussons sans cesse l’heure du réveil et c’est finalement en début de soirée que nous sortons visiter le quartier, et c’est tant mieux car cela nous évite la nuée de touristes qui fréquentent ces lieux toute la journée.

Privilégié

Si vous visitez Asakusa le soir en début de nuit, c’est quasi vide, on se promène dans les allées du temple et on a le sentiment qu’il nous appartient, nous prions puis nous continuons la visite à la découverte du quartier. Asakusa est un quartier populaire rempli de restaurants ou bars dans lesquels on n’ose pas entrer car très petit et presque entièrement réservé à une clientèle d’habitués.

Au Japon, le touriste n’est pas le roi mais le Japonais, le touriste n’est que simple invité.

Gigantisme

Nous avons accès à partir de l’immeuble où siège le bureau d’information touristique à une terrasse d’où nous pouvons contempler les toits de la ville et ce que je peux dire c’est que c’est géant, les immeubles sont colorés d’affiches de néons lumineux, des écrans géants diffusent des publicités pour la marque de bière locale. Une jeune japonaise nous sourit à travers une affiche et semble nous dire bienvenu au Japon, passez un agréable séjour.

De l’ordre dans le désordre

Les japonais ont l’art de rendre beau ce qui est laid, en effet, un matin je me promène dans les rues encore désertes du quartier d’Asakusa et je découvre que même les poubelles sont ordonnées, elles créent ainsi une œuvre d’art temporelle.

Déception sur le high-tech et l’animation cosplay

Peut être qu’il faut vraiment séjourner au Japon pendant un long moment pour découvrir ces deux domaines, mais en dix jours vous n’avez pas le temps de vous plonger dans le Japon, si j’ai un conseil : si vous souhaitez vraiment découvrir le Japon, privilégiez un long séjour mais à une seule condition : nouer des contacts avec des Japonais qui vous ouvriront peut-être leurs portes à leur monde. Les courts séjours touristiques ne sont vraiment fait que pour un court aperçu de la vie japonaise, on ne visite pas le Japon comme l’on visite la Grèce ou l’Italie.

Une mentalité différente selon les régions

A Tokyo, les gens sont occupés par le travail, les affaires, mais dès que l’on sort de Tokyo, les gens font plus attention à vous et à votre comportement, j’avoue que cela m’a un peu gêné, notamment à Kyoto ou lorsqu’on prend des photos, on est littéralement dévisagés du regard.

Le Mont Fuji

Le Mont Fuji est une aventure à lui seul, rien qu’à le regarder il impose le respect et du courage, il en faut pour en atteindre son sommet. Il faut quand même une certaine préparation et une bonne condition mentale et physique pour y arriver.

« Celui qui monte le Mont Fuji une fois a du courage, une deuxième fois est fou ».

Dans tous les cas, il nous a fallu un peu plus de 6h30 pour en atteindre son sommet, une ascension réalisée de nuit de temps à autre à la lumière d’un téléphone portable. Si vous avez de la chance comme j’en ai eu, vous pourrez admirer les voies lactées de son sommet, un moment magique.

Sur toute l’ascension, vous trouverez des stations de ravitaillement pour vous acheter à boire, et plus vous montez plus les prix sont élevés, logique? Non. Par contre, sur toute la descente aucune station de ravitaillement, ceci jusqu’à la 5ème station, lieu de départ du treck, ceci est complètement inhumain et illogique.

 

Les dieux japonais

Je pars du principe que chacun est libre d’exercer le culte qu’il souhaite dans le respect de l’autre y compris si celui-ci n’est pas croyant.

Ce que je peux dire du culte japonais, c’est que c’est vraiment mystique, magique et pleins de secrets, je ne peux pas en dire plus, il faut vraiment visiter les temples pour vous en rendre compte.

La serviabilité et l’ardeur au travail

Un voyage ne sert pas uniquement à visiter des lieux mais également à observer les gens et je peux vous dire que les Japonais m’ont donné une leçon que je me souviendrai toute ma vie : celle de la serviabilité et de l’ardeur au travail.

Alors que nous vivons dans un pays qui nous pousse à l’oisiveté, à la paresse et aux loisirs au Japon vous trouverez 10 employés pour vous servir alors qu’en France c’est tout juste s’il y a une personne pour vous aider quand vous en avez besoin.

J’ai souvenir d’avoir été dans une station de bus pour me rendre de Tokyo à Kyoto, et il y avait des agents de comptoir, une employée qui répétait toutes les trente secondes des mots en Japonais à tue-tête tel un robot : des rappels pour les passagers, cinq personnes pour nous conduire jusqu’au car et un équipage de deux conducteurs de bus, l’un pour s’occuper de vous et l’autre pour conduire.

Certains magasins vous accueillent par des bienvenus à tue-tête et s’occupent de tout, y compris de vous saluer à tout-va . C’est vraiment un monde à voir.

La pudeur

Les japonais sont très pudiques alors ne vous étonnez pas alors qu’en Europe un photographe peut photographier dans la rue les gens. Au Japon, lorsque les japonais  vous verront photographier une rue ou les gens, ils s’écarteront par politesse, voire feront demi-tour ou se cacheront même le visage, j’avoue que je n’ai pas compris dès le début la réaction. Mais je suis quand même arrivé, c’est comme la séduction, faut prendre pas mal de vents pour réussir à prendre une photo, car une rue vide ne rime à rien si l’on veut rapporter un souvenir du Japon.

La nourriture

Mon ressenti par rapport à la nourriture c’est tout simplement cher, les Japonais mangent peu, ils privilégient les menus composés personnellement, j’ai testé pas mal de choses mais j’avais tout le temps faim, mais rassurez-vous, vous trouverez des Fasts food et même des Kébab.

Les Japonaises

Les femmes japonaises sont très belles et sexy, j’avoue avoir vu au Japon les plus belles femmes de ma vie, notamment à Tokyo.

Les Geishas

Les Geishas sont introuvables, elles font partie d’un monde secret. Enfin, il faut persévérer pour avoir la chance d’en voir et des vraies, du moins je le crois et j’espère.

Les Japonais en général

Un peuple soudé, timide, sévère ce qui peut être énervant à la longue, mais à la fois serviables et très polis, avec une histoire formidable .

 

Ce que j’en ai pensé sur place : j’étais bien content de partir car il faut vraiment avoir des racines ancrées sur place pour découvrir le Japon, c’est frustrant de découvrir un pays sans vraiment entrer dedans. Mais une fois rentré j’ai juste envie d’y retourner certainement à une autre saison, l’hiver ou le printemps.

Une histoire marquante

Une histoire qui m’a marqué au Japon : l’histoire de Hachiko le chien, vraiment adorable.

Conseils

– Privilégier un voyage organisé avec une agence spécialisée, plus cher mais je pense que le jeu en vaut vraiment la chandelle

– Privilégier autrement un guide sur place pour votre séjour, cela sera beaucoup plus simple pour échanger et découvrir le Japon

Budget

Pour ma part, pour plus de 10 jours de voyage avec le vol aller-retour, la nourriture, les loisirs, les visites et l’hébergement j’ai payé 1200 euros TTC pour un voyage en plein mois d’août.

Le lien vers les photos du carnet de voyage au Japon est le suivant : https://plus.google.com/photos/111010914380434482292/albums/6054731110221305249?authkey=CJPF-dWr1-WEiQE

Pour des raisons de poids de fichiers d’images j’ai préféré migré l’album sur un serveur google.