Il est aux environs de quatre heures du matin au Japon lorsque le CIO, réuni à Buenos Aires, annonce que Tokyo sera la ville hôte pour les Jeux olympiques d’été en 2020. L’ensemble des chaines de télévision japonaise montre en boucle les images du verdict, avec au premier plan le Premier ministre Shinzo Abe explosant d’une joie quasi incontrôlable… A 390 kilomètres de la capitale, dans la région de Sendai touchée par le tsunami de 2011, la joie n’est pas là et les images du Premier ministre ont un goût amer. La veille, une habitante de Watari (ville au Sud du département de Miyagi) me disait sur un ton calme de grand-mère japonaise « Les JO on n’en veut pas, l’argent doit être dépensé dans la reconstruction pas dans un nouveau stade à Tokyo ! ». Depuis le tsunami, nommé officiellement « Grande catastrophe de l’Est du Japon », les départements de Miyagi et…

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