La volonté d’indépendance et d’expansion des états peuvent conduire comme l’exemple de la Bolivie à gêner voir freiner le développement économique d’un état au détriment de sa population et de l’ambiance sociale du pays.

Le géographe Yves Lacoste enfant jouait à un jeu crée par lui et son frère, à la conquête d’autres États, il pensait ainsi que la géographie servait avant tout à faire la guerre, oui mais avec quelles conséquences ?

Le cœur du sujet ici est la réelle intégration de l’oriente bolivien, dans cet espace régional, sauf qu’il s’agit d’un vrai et faux problème, car le problème en Bolivie ne se situe pas à l’est du territoire bolivien, mais bel et bien à l’ouest .

Bien qu’il y’ ait des problèmes de sécurité liés au trafic de drogue dans cette frontière entre le Brésil et la Bolivie.

Le réel problème bolivien se situe à l’ouest notamment du fait que la Bolivie est perdu son accès au littoral mais également à l’abandon des territoires peu rentables économiquement dans les Andes suite à la guerre du Pacifique et à la volonté expansionniste du Chili, en quête de nouvelles ressources.

Le Traité de paix entre la Bolivie et le Chili signé en 1904, fait perdre à la Bolivie une partie de son territoire et l’accès ainsi à l’espace maritime, bien plus que nécessaire dans un contexte économique mondialisé et ou une grande partie du commerce mondiale se fait par cargos.

La Bolivie pays d’ Amérique latine se situe enclavé entre cinq pays frontaliers, sa principale ressource économique est basé sur le commerce extérieur de ses ressources et matières premières, son ouverture économique est mis en sursis par son accès au littoral maritime, le fait qu’elle ne possède aucuns ports maritimes peut la gêner dans sa volonté d’expansion.

Ce plan va conduire en étayant une argumentation en trois parties à admettre que l’oriente bolivien est bel et bien la meilleur solution à l’expansion économique bolivienne, la première partie traitera de l’enclavement de la Bolivie, la deuxième partie critiquera la dichotomie entre l’est et l’ouest bolivien et enfin la troisième partie de ce plan apportera une réponse au sujet sur l’intégration de l’oriente bolivien.


I LA BOLIVIE UN PAYS UN PEUPLE ENCLAVE

doc 1,2,3

1-1 Une situation géopolitique délicate

  • Depuis la guerre du Pacifique au 19ème siècle, la Bolivie a perdu son accès au littoral sur l’océan Pacifique.

  • La Bolivie est prise en étau entre 6 pays : le Chili à l’ouest, le Pérou au Nord, le Brésil à l’Est et le Paraguay et l’Argentine au Sud, elle doit gérer les frontières et les échanges entre ces 6 pays.

  • Cette enclave peut gêner l’expansion économique du pays : frais de transport, taxes, insécurité : contrôle des routes et réseau de transport.

2-2 Une insécurité omniprésente

  • Un axe Est-Ouest dangereux Capo Grande à Santa Cruz en Bolivie est un axe majeur pour le trafic de cocaïne

  • La région de Corumba est une porte d’entrée à la drogue et aux armes

  • Une insécurité politique et sociale peu garante d’un bon développement économique et humain de la population bolivienne

  • Un contexte économique mondial peu florissant en raison des crises économiques.

2-3 Un peuple pris en otage

  • Un clivage sociale entre les autochtones indigènes et les allochtones colonialistes blancs et métissés.

  • Un développement économique axé en grande partie sur l’exportation des ressources naturelles et le gaz.

  • Une économie dirigé par une classe sociale blanche peu enclin à l’essor et au développement des sociétés andines indigènes.

II L’AXE ECONOMIQUE EST ANDIN-OUEST BOLIVIEN

doc 9, 10,11,12,5,6

2-1 Un développement d’une part et d’autre de l’axe Est-Ouest difficile

  • Dichotomie entre les régions de l’ouest bolivien andins et les territoires des ressources naturelles riches à l’est dans l’oriente bolivien.

  • Le gouvernement bolivien oriente son économie dans toutes les directions Nord-Est-Ouest-Sud, cet expansion n’a pas de visée ou objectif précis, tend à renforcer l’est, va à l’encontre de son discours, suscite le mécontentement des gens de l’ouest. Ce résultat est un éparpillement des réseaux économiques et un ralentissement du développement de l’installation de ces réseau économique.

  • Le réseau de transport et de communication sont de mauvaises qualités

  • Une accessibilité des villes et zones économiques difficiles

  • Un indice de développement humain très inférieur à la moyenne dans les principales villes boliviennes

  • Une hégémonie entre riches et pauvres

2-3 Un réseau de gazoduc au cœur de l’économie bolivienne

  • La première ressource économique du pays est issue de l’exportation de ses ressources et matières premières en grande partie le gaz naturel.

  • Un réseau de gazoduc qui tend vers l’oriente bolivien et tend à se développer vers le Chili ou le Pérou .

  • Une attractivité économique d’investisseur étrangers en quête d’exploitation de ressources naturelles.

III UNE EXPANSION ET UNE INTEGRATION DE L’EST BOLIVIEN

doc 5,7,12

3-3 Une coopération entre les États frontaliers de la Bolivie

  • La Bolivie s’associe au marché commun de libre échange des pays d’ Amérique du sud le Mercosur pour ses échanges économiques

  • Projet d’investissement afin d’améliorer de manière durable et équitable les infrastructures liés au transport, à l’énergie et des communications

3-4 Cap sur une politique équitable et sociale

  • La croissance en 2013 prévu par le COFACE est principalement du à la politique sociale et d’investissement public du gouvernement d’ Evo Morales.

  • Cette politique doit être plus démocrate et doit laisser place également aux voies de l’opposition.

  • La politique sociale ne doit pas être qu’économique mais éducative, on doit faire évoluer les mœurs et l’éducation ‘sensibilisation aux effets de la violence, de la drogue’.

  • Faire évoluer les mentalités par le travail et une rémunération juste et équitable

L’oriente bolivien est intégré bel et bien, l’indice de développement humain dans les régions de l’oriente est bien supérieur à la moyenne, cependant de nombreux problèmes liés à l’insécurité existent et persistent. Les gouvernements frontaliers à la Bolivie doivent non seulement continuer d’investir en coopération avec la Bolivie d’un point de vue économique mais améliorer la lutte contre la culture et le trafic de drogue qui crée le sentiment d’insécurité parmi les populations de l’oriente bolivien.

Cependant il est nécessaire de garantir à tous un revenu équitable ainsi qu’une activité qui leur permettrait de subvenir à leurs besoins et non promouvoir l’acquisition des terres afin d’en exproprier les petits propriétaires terriens, le tout dans un seul but une volonté expansionniste.