La désindustrialisation est un phénomène économique lié d’une part à un cycle économique dans l’industrie, « modèle de Vernon cycle de vie du produit, la compétitivité industrielle’. La part de l’activité industrielle d’un pays se réduit alors au profit d’autre activités notamment activité de pointe et de recherche et de l’innovation. D’autre part il résulte également du progrès technologique . La désindustrialisation a pour conséquence la délocalisation de l’activité industrielle dans les pays proposant une main d’œuvre peu coûteuse.’bon marché’

Entre les années 1954 et 1962, se découle 8 ans, 8 ans durant lesquelles le taux d’emploi d’actif dans l’industrie diminuera légèrement notamment dans les grands bassins industriels la diminution est de l’ordre de 5% approximativement sauf pour Paris qui voit son nombre d’actifs travaillant dans l’industrie augmenter et passer de 1 179 700 personnes actives en 1954 à 1200 000 personnes actives dans l’industrie en 1962.

On distingue 4 pôles industrielles majeurs en France situées dans les régions suivantes:

-Région île de France région parisienne

-Région Nord Pas de Calais

-Région Rhône-Alpes

-Régions de l’Est comprenant l’Alsace la Lorraine

Dans ses trois centres régionales industrielles l’emploi industrielle concernent entre 40 et 61%

des actifs en 1954. Le taux diminue notamment dans la région du Nord Pas de Calais ainsi que l’Alsace, le taux d’emploi d’actifs dans l’industrie varie entre 25 et 56 % dans ces trois bassins industriels français.

Il en résulte une dynamique industriel venant de l’Est ‘économie du Charbon et de l’acier’ du territoire métropolitain français, au détriment des régions de l’ouest du centre .

En 1975, on constate une nette diminution de la part d’actif dans l’industrie dans la région parisienne Île de France, le taux d’actif dans cette région chute entre 19 et 36% d’actifs, alors qu’en 1962 le taux se maintenait à environ 56 % soit une basse drastique de 20%. L’offre d’emploi industriel se maintient dans le Nord Pas de Calais, notamment grâce à l’activité de l’aciérie et de la métallurgie qui permet également à la région Lorraine de maintenir un part d’actifs dans l’industrie supérieur à 36%. En 1975, la région Rhône-Alpes maintient tant bien que mal une part d’actifs dans le secondaire entre 35 et 45%, cependant la part d’actifs dans le secondaire diminuera drastiquement dans toutes les régions industrielles françaises en 1990. Cette diminution de la part d’actifs dans le secondaire depuis 1970 est principalement du au fait de la globalisation des marchés économiques et des politiques de libéralisation économique.

Les premiers effets de la mondialisation conduisent les entreprises à faire plus de profit en réduisant leurs part salariale pour des raisons de concurrence économique mais également pour des raisons de pressions financières délocaliser dans des pays à bas coûts leurs mains d’œuvre.

D’autres régions voient leur part d’actifs augmentée dans l’emploi industriel, ces activités sont situés à proximité du littoral ou d’axes de communication qui mènent au littoral : exemple sur la carte il parait une forte concentration de cercles beiges dans les régions des Pays de la Loire et Bretagne ; une autre zone ou la variation de 1994 à 2004 de l’emploi dans l’industrie évolue positivement est le long de l’axe rhodanien dans la partie sud du Rhône-Alpes jusqu’à la région Provence-Alpes Côtes d’Azur.

Une autre zone d’activité industrielle ce site dans les régions Aquitaine et Midi Pyrénées.

En comparant cette carte aux autres on peut constater un changement de dynamique, avant la dynamique industriel venait de l’Est et se diffusait sur le territoire français s’estompant en fonction de la qualité des réseaux de transport et de l’éloignement. Entre 1994 et 2004, la dynamique industrielle vient de l’ouest et du sud, essentiellement grâce aux politiques d’échanges de commerce mondialisée vers le reste du monde.

 

Un grand nombre de départements souffrent d’un manque d’investissements dans les industries à haute technologie, notamment une bonne partie de la région île de France.

Certains départements arrivent cependant à se démarquer comme le département de Haute Garonne dans la région Midi-Pyrénées, le département du Haut-Rhin et du Bas Rhin dans la région Alsace, certains département de la région Nord également ainsi que quelques département d’île de France voient la variation du nombre d’emplois entre 1994 et 2004 augmentés nettement, dans le secteur de la haute technologie.

D’autre départements bénéficient de cette nouvelle dynamique économique du secteur de la haute technologie, mais n’emploient que très peu de salariés. On peut constater la diminution drastique du nombre de salariés dans les régions industrielles françaises qui voient son nombre diminué de 27.6% soit environ plus de 900 000 emplois supprimés en France métropolitaine entre 1990 et 2010. Les pertes les plus lourdes sont supportées par la région île de France -43.4% en 10 ans. On peut également constater que la région île de France est la plus touché par la diminution du nombre de salariés dans le secteur industriel, c’est également la région dont la part de l’emploi salarié dans l’industrie est la plus faible.

Les régions les moins touchés sont les régions des Pays de la Loire et la région Bretagne, -9.4 % d’évolution du nombre d’emplois dans l’industrie avec 247 500 de salariés et 19.7% de la part de l’emploi salarié industriel dans la région pour les Pays de la Loire, et une variation en 10 ans de 1990 à 2010 de -0.5%, 175500 salariés dans l’industrie régionale et une part de l’emploi salarié industriel de 16.8%.

On peut constater la diminution drastique du nombre de salariés dans les régions industrielles françaises qui voient son nombre diminué de 27.6% soit environ plus de 900 000 emplois supprimés en France métropolitaine entre 1990 et 2010.

Les pertes les plus lourdes sont supportées par la région île de France -43.4% en 10 ans.

On peut également constater que la région île de France est la plus touché par la diminution du nombre de salariés dans le secteur industriel, c’est également la région dont la part de l’emploi salarié dans l’industrie est la plus faible.

Les régions les moins touchés sont les régions des Pays de la Loire et la région Bretagne, -9.4 % d’évolution du nombre d’emplois dans l’industrie avec 247 500 de salariés et 19.7% de la part de l’emploi salarié industriel dans la région pour les Pays de la Loire, et une variation en 10 ans de 1990 à 2010 de -0.5%, 175500 salariés dans l’industrie régionale et une part de l’emploi salarié industriel de 16.8%.

Les espaces dynamiques sont catégorisés en 5 espaces :

  • 1er espace : les zones de pôles actifs et dynamiques soutenues malgré les difficultés, il y a quatre espaces territoriaux :ils longent différents axes, avec l’ axe    Paris Orléans et l’axe Paris Reims, sur un rayon de 150 km autour de Paris, cette zone est ouverte aux capitaux étrangers.

Une autre zone s’étend de Grenoble à Dijon en passant par Saint-Étienne et Lyon, de la région Rhône-Alpes à la Côte d’or, ainsi que la région Alsace incluant les deux départements Haut-Rhin et Bas-Rhin et le département du Nord, dans la région Nord Pas de Calais.Ces quatre zones et plus particulièrement Paris connaissent un desserrement industriel, ces zones sont les lieux d’implantations de capitaux étrangers.Dans ces zones des technopôles s’installent ou sont en projet elles sont souvent associées à l’effet du sud.

  • 2eme espace : une zone ou se concentre des activités à forte valeur ajoutée, nouvelle génération d’emploi.

Cette zone s’étend sur tous les départements de la côte Atlantique, de la Bretagne à l’Aquitaine cette zone rejoint ensuite les régions du Midi-Pyrénées et remonte en vers le Rhône-Alpes et plus précisément Grenoble, cette zone tend à s’étendre dans les Alpes du Nord.

La zone s’étire également sur les département du littoral méditerranéen.

Cette zone bénéficie du déserrement industriel du bassin parisien, mais bénéficie également d’installation de technopôles comme à Toulouse, Montpellier, Nantes, Nice, elle attire également les investisseurs étrangers.

Ces espaces bénéficient également de primes d’aménagement du territoire.

  • 3ème espace : une zone concentrant les anciens bassins industriels obsolètes marqués par la crise en cours de reconversion et rénovation il y a quatre espaces territoriaux français concernés par cette zone:

-le Pas de Calais et les Ardennes, la région Lorraine, la région d’Auvergne, on peut également distinguer sur la carte une petite langue qui s’étend du sud de l’Alsace vers l’ouest elle englobe le département du territoire de Belfort et une partie de la Haute-Saône, ces espaces territoriaux bénéficient également de primes d’aménagement du territoire, des capitaux étrangers s’y implantent également et des pôles de conversions et zones d’entreprises.

Les espaces frontaliers comme la Lorraine sont dynamisés par l’ouverture européenne et de sa proximité de la dorsale européenne et de la région Rhin-Ruhr.

  • 4ème espace : Hormis les espaces cités plus haut le reste du territoire français est quasi laissé à l’abandon ou connaît une industrialisation très faible, ces espaces sont le plus souvent réservés à la culture et aux espaces agricoles et naturels. C’est également les contraintes topographiques qui isolent ces régions.
  • 5ème espace : la cinquième zone regroupe des zones industrielles-portuaires en difficultés ou aux perspectives incertaines telles que Saint-Nazaire, le Havre, Dunkerque, le Port de Sain Louis du Rhône à proximité de Marseille, d’ailleurs ces zones tendent à une littoralisation des activités.

La DATAR : la Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale est un service du premier ministre.

La DATAR est une administration de mission à vocation interministérielle, la DATAR impulse et coordonne les politiques d’aménagement du territoire menées par l’État. La Datar est guidée par un double objectif d’ attractivité et de cohésion porté en partenariat avec l’ensemble des acteurs de l’aménagement du territoire.

Les tendances observables sont d’une part une évolution négative de l’emploi industriel entre 1998 et 2008 dans toutes les régions françaises métropolitaines sauf en Bretagne et d’autres régions du sud de la France telles que :

-le Midi Pyrénées

-le Languedoc Roussillon

-la Provence Alpes Côtes d’Azur

-la région Rhône-Alpes ainsi que la Corse.

La part de l’emploi salarié industriel dans l’emploi salarié total en 2007 est inférieur à la moyenne française de 19.5% dans un grand nombre de régions françaises notamment la région parisienne, l’Aquitaine, certain départements du Pays de la Loire, les régions du Centre, certains départements du Bretagne, la région du Nord Pas de Calais.

On dénombre 7 grands ports maritimes en France , ils traitent plus de 80% du trafic maritime. L’activité industrielle s’oriente donc dans les axes qui mènent à ces grands ports et s’installent de manière stratégique, le long de ces axes et de la qualité de ceux ci.

On ne décompte que deux ports autonomes fluviaux un en Île de France et l’autre en Alsace à Strasbourg.

Le territoire français est irrigué par des voies navigables de manière dense dans les régions de l’Est de la France à partir de la région Parisienne, cette irrigation par les voies navigables françaises s’étend vers la région Rhône-Alpes. Il est intéressant de noter également qu’une grande partie des usines et pôle d’activités ainsi que les salariés travaillant dans le secteur industriel se situent dans ces départements desservis par ces voies navigables, exception faite pour les départements du Pays de la Loire.

L’installation des pôles de compétitivité et des activités industrielles s’est faite de manière intelligente en prenant en compte la topographie du territoire français, ‘ proximité des voies navigables’, complexité topographique du territoire, elle laisse certaines zones soit réservés au terroir agricole ou espaces naturels, comme dans le Limousin et l’Auvergne ou la région Aquitaine et Poitou Charentes.

Les activités industrielles sont dispersés sur le territoire français. Les entreprises éprouvent le besoin de se regrouper en fonction de chaque spécialité sous forme de Cluster ‘regroupement interdépendantes d’entreprises spécialisés dans un secteur dans un même territoire donné’. Ce regroupement peut être attractif en raison des économies crées par ces regroupements mais peut être également un frein économique lorsque ce dit territoire est spécialisé, la spécialisation du territoire étant contraire à la diversification le territoire sera fragilisé si l’économie dans laquelle est spécialisé le territoire connaît un ralentissement ‘ reconversion économique des territoires’