Le processus de périurbanisation

Le processus de périurbanisation peut être divisée en trois phases :
-la première phase dure 13 ans de 1962 à 1975.
-la deuxième phase dure 15 ans de 1975 à 1990
et une troisième phase de 17 ans de 1990 à 1997.
Pour chacune de ces phases le taux d’évolution annuel moyen de la population varie dans chaque classement (Villes centres, banlieues, communes périurbaines), de manière différentes.
de 1962 à 1975 on peut observer une hausse considérable de la population moyenne en zone de couronne périurbaine, conséquence direct de l’automobile, les ménages s’équipent de plus en plus en automobiles, les voies routières s’améliorent également. L’automobile et la baisse du coût du transport permettent l’étalement urbain, par conséquent les ménages optant pour ce choix installent leurs logement en couronne périurbaine, ce n’est pas tout le coût du foncier est inférieur à celui pratiqué en centre ville, l’espace disponible est plus intéressant qu’en centre ville.
Les banlieues dans la même période sont désertées au profit d’une nouvelle vague d’arrivée d’immigrés. Le revenu des ménages français a considérablement augmenté, ces ménages ont de nouveaux besoins liés à l’augmentation des revenus des ménages français, mais également pour des raisons psycho sociales ‘sentiment d’entassement, mixité sociale’. Les nouveaux besoins des ménages français, hormis l’automobile est de se loger dans des habitats mieux équipés, avec plus d’espace ‘salle de bains, jardin privés de types maisons individuelles avec jardin. C’est l’une des premières phases de l’étalement urbain.
Les villes centres peu enclin à l’essor de l’automobile rue étroites, manque de places de stationnement, logement cher, pour certains mal équipés influent le choix de la population françaises. On assiste au déclin du choix de l’habitat au centre ville, dans cette même période de 1962 à 1975. Ce n’est pas l’unique raison une autre raison plus technique peut expliquer ce déficit démographique dans les villes centres, c’est le gradient de densité, les centres villes sont délaissés suivant les catégories sociales au profit de la périphérie, les logements libres non pourvus sont comptabilisés alors que la population elle diminue. Ce déficit démographique s’estompera à partir des années 90.
A partir des années 1975 le taux d’évolution moyen de la population dans les zones périurbaines chute et passe de 2% à 1% dans les années 1990. Ceci peut être expliquer par les mesures plus contraignantes en urbanisme, mais également due à l’évolution démographique de la population, nucléarisation des foyers : les enfants du ménages retournent se loger en centre ville tandis que les plus âgés reste dans leurs pavillons, ou autres.
Pendant cette même époque la courbe d’évolution moyenne de la population dans les banlieues connaît une légère augmentation, ceci peut être expliquer par l’évolution démographique des populations vivant dans les banlieues.

La base de donnée Corine Land Cover

Source : http://www.developpement-durable.gouv.fr
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Donnees_en_ligne/Environnement/CLC_guide_d-utilisation_02.pdf
La base de données géographiques Corine Land Cover est produite dans le cadre du programme européen de coordination de l’information sur l’environnement Corine.
Ces informations géographiques précisent un inventaire biophysique d’occupation des terres.
Les biais de l’utilisation de la base de données Corine Land Cover est :
-l’utilisation d’une échelle 1/100000 ème c’est une échelle bien adaptée aux besoins nationaux et européens de suivi et de gestion de l’aménagement et de l’environnement de l’espace.
-permet une mise à jour régulières des données
-permet une intégration à des études multi-thématiques par croisement avec d’autres bases de données.
-l’analyse et la gestion de phénomènes complexes
-la simulation des impacts globaux et l’élaboration de scénarios alternatifs d’actions.
-Les données accessibles

Les limites sont :
-l’échelle utilisée n’est pas assez détaillée pour une étude d’espace sensible ou un territoire précis qui nécessite une échelle de 1/50 000 ème et 1/25 000 ème
-le choix d’inventorier l’occupation biophysique du sol et non son utilisation.
-L’utilisation de la base de donnée Corine Land Cover avec d’autres bases de données nécessitent une attention particulière liée à l’échelle utilisée, les systèmes de projection utilisées pour les bases de données.
-l’analyse des littoraux et des espaces maritimes peuvent être plus compliqués du à la nomenclature trop détaillée, qui du coup fragmente plus qu’il ne faut et peut désorienter une analyse des littoraux ‘zones d’estran, plages’, l’analyse portera sur un démembrement et non sur la superficie.
-la comparaison avec d’autres bases de données est possible mais nécessite de prendre en compte des paramètres tels que l’échelle, les correspondances entre nomenclatures, le type et les dates des bases de données.

L’évolution de l’occupation du sol français de 1990 à 2006

Le document 2 présente sous forme d’un organigramme l’évolution de l’occupation du sol français entre 1990 et 2006, d’après la base de donnée Corine Land Cover.
Après observation et étude de cet organigramme, il convient de constater que les superficies de terres agricoles diminuent ainsi que les forêts et espaces semi-naturels – 0.7%, alors que les territoires artificialisés augmentent nettement +10.9%.
Des mutations profondes opèrent les territoires agricoles par exemple pour 2601km2 de territoire agricole transformé en territoire artificialisé seul 258 km2 seront laissés en l’état de territoire agricole.
Pour compenser la diminution des surfaces agricoles, on procède à la déforestation fragilisant ainsi l’écosystème, percolation des terrains, phénomène de pluies de battance, perturbant également la faune et la flore.
Ce que l’on peut constater c’est que là ou il y a de l’espace disponible à l’état naturel, le territoire artificialisé va aller empiéter sans juste équilibre entre territoire artificialisé et espaces naturels ou territoires agricoles.
Cependant le meilleur rendement des surfaces agricoles permettent aux territoires artificialisés d’émarger sur leurs espaces.
Un maillage complexe de mutations opère, les surfaces des terres arables augmentent ‘+0.4%’, les surfaces de cultures permanentes baissent -6.7 %, les prairies réservées à l’élevage de bétail également alors que la demande en alimentation carnée française augmentent avec l’augmentation des revenus des ménages et encore plus depuis le scandale de la viande de cheval, les zones hétérogènes baissent également, alors que les zones urbanisées augmentent +8.1%, les ZIC ‘Zones industrielles Commerciale connaissent la plus forte hausse +25.1%, certaines terres arables se voient transformés en mines ou chantiers +4.4%.
Concernant les forêts les surfaces occupées diminuent -1.9% pour se voir transformé le plus souvent en espaces verts urbains ‘+21.9%’ ou en zone agricole hétérogène.
De plus en plus d’espaces non entretenus apparaissent dans les forêts et milieux semi-naturels fragilisant ainsi l’écosystème et augmentant également le risque de catastrophe en cas d’incendie ou de tempête, surface de broussailles et végétation arbusive en augmentation ‘+5%’.

Pour conclure cet organigramme présente bien les mutations qui opèrent principalement entre terres agricoles et territoires artificialisés, pour compenser la déperdition on compense l’espace agricole perdu en puisant des espaces forestiers, avec pour conséquence direct de perturber la faune et la flore qui vit dans ces espaces.
Cependant vue les échelles employés on peut constater que la surface réservé aux territoires agricoles est disproportionné par rapport aux surfaces réellement utilisés dans le cadre de l’activité agricole.
Il résulte une certaine normalité de voir ainsi ses surfaces agricoles transformés en territoires artificialisés lors de certaines politiques d’aménagements, cependant il faut veiller à un bon équilibre des territoires.

L’étalement urbain et ses conséquences

L’étalement urbain est un phénomène récent, avant les années 60 seuls les grandes villes américaines étaient touchées par ce phénomène, aujourd’hui le monde entier est touché notamment les pays en voie de développement.
Le phénomène d’étalement urbain ou urban spraw découle du fait des nouveaux besoins des ménages en matières de logements.
Ces nouveaux besoins entraînent ainsi une de spéculation foncière autour des espaces centraux dans les villes urbaines. Ces espaces dit lieux centraux deviennent plus cher du la rareté des biens disponibles et la forte demande supérieur que la moyenne, cette rente foncière tend à diminuer plus on s’éloigne des lieux centraux, ainsi que de l’espace disponible.
Ces espaces disponibles se situent le plus souvent dans les territoires agricoles, autour des centres urbains.

Les nouveaux besoins en matières de logements des ménages avec l’avènement de l’automobile des années 60 en France se multiplient, mais pas uniquement d’autres phénomènes interagissent, les années 60 sont les années phares consacrées au ménage ainsi qu’à son équipement : ‘électroménagers, hi-fi, maison, voiture’. La vie idéale est consacré autour d’un ménage vivant dans une petite maison en périphérie des villes accessible rapidement, avec un garage privatif et jardin privatif. Les besoins cognitifs et psychosocial évoluent chez les ménages français, notamment celui de changez de mode de vie et de plus de confort. La concentration dans des immeubles de banlieues ou de la ville centre mal équipés et vétustes, la promiscuité ne leurs conviennent plus.
Nous sommes encore dans les 30 glorieuses les revenus des ménages augmentent et créent ainsi ces nouveaux besoins.

L’étalement urbain crée alors l’artificialisation des sols agricoles disponible, il répond ainsi aux besoins humains d’une ville, des phénomènes nouveaux apparaissent tels que les modes de vie monoparentales, les ménages des années 60 s’étant équipés vieillissent, les ménages sont fractionnées, les enfants retournent en ville ou acquièrent un logement en périphérie des villes. La superficie bâtie par habitant augmente donc. La démographie évolue, la population augmente, les ménages sont attirés par les villes attractives ‘travail, proximité des services’. Ces effets accélèrent encore plus le phénomène d’étalement urbain jusqu’à notre époque .
L’étalement urbain n’a pas que des effets positifs comme celui de répondre aux besoins de logement des ménages et de répondre à l’indisponibilité des logements dans les centres villes urbains.

En effet, l’étalement urbain est géré tant bien que mal par les autorités d’une ville, les services d’urbanisme adoptent le plus souvent une politique différente suivant les villes et la disponibilité des logements et de l’espace autour des centres villes, qui tendent à s’étaler de différentes manières, certaines villes s’étalent de manière radio concentrique ‘modèle européen’, linéaire ‘modèle américain’ ou orthogonale, ou en damiers.
L’urbanisme historique d’une ville, par exemple Moscou sous la politique de Lénine a aménagé la ville de Moscou et à fait construire d’immenses immeubles pour répondre aux besoins de logements, de la population moscovite et russe. D’autres villes qui n’ont pas cet infrastructure disponible dans les villes adoptent ainsi une autre politique d’aménagement plus moderne ou répondant à d’autres besoins : ‘par exemple éloigné les ménages pauvres ou riches les uns des autres ‘politique discriminante’. Il en résulte des effets sur l’environnement ainsi à Moscou la ville est extrêmement dense du à la disponibilité du nombre de logements dans le centre ville urbain, la ville sera moins gourmande en énergie qu’une ville américaine comme Houston qui tend vraiment à étaler sa population autour du noyau urbain du au manque de logements disponible, cette ville aura pour conséquence direct d’augmenter sa consommation d’énergie de manière considérable. Il est intéressant de confronter ces deux villes afin d’expliquer que l’aménagement d’une ville est à prendre en compte dans son contexte historique mais également politique.
De manière générale l’étalement urbain a des effets négatifs sur l’environnement naturel, tels que la pollution du à l’augmentation du trafic automobile, les migrations pendulaires excessives quotidiennes, accroît la pollution. Peut avoir des effets également sur la mortalité routière, un grand nombre des accidents de la route mortelle ont lieux dans les routes départementales et nationales.
Ce phénomène pourra être endiguer avec les bons vouloir des autorités mais également grâce aux progrès technologiques et au développement de phénomènes sociaux tel le covoiturage, ou l’utilisation de trains ou transports collectifs régionaux.
Les routes, les nouveaux lotissements d’habitations voir villes nouvelles perturbe la faune et la flore, réduit les espaces naturels, tends à augmenter la dispersion des services, ce qui est dommageable pour la faune et pour l’Etat.