L’être humain, est constitué en majorité à plus de 90% d’eau, il peut s’abstenir de manger pendant plusieurs jours, il ne peut s’abstenir de boire de l’eau que pendant un maximum de 24 heures, les premiers signes de dégradation de son état physique se manifesteront ensuite. Depuis sa sédentarisation aux environs de la période néolithique soit 3000 avant JC, l’homme a ressenti le besoin de délimiter un territoire, d’une part pour sa sécurité et celui des siens, mais également à des buts d’organisation et d’encadrement.

L’homme a ensuite trouvé par pur hasard, à force de travail et d’acharnement une méthode afin d’ améliorer les rendements de ses cultures, et d’améliorer ainsi son confort, cette technique s’appelle l’irrigation. Cette technique consiste à faire dévier à partir d’un cours d’eau naturel, l’eau à bon escient vers les cultures, afin d’améliorer les rendements de ses cultures. De nos jours ces techniques ont étés améliorées, le modernisme a conduit l’homme à développer à partir de cette même ressource naturelle qu’est l’eau, l’énergie électrique, ceci grâce aux centrales nucléaires et barrages hydraulique, qui produisent chaque jour des milliards de kilowatts d’électricité.

Le taux d’urbanisation est en constante augmentation, ainsi que le taux démographique, chaque pays se retrouve  dans la situation évoquée ci dessus : la délimitation d’un territoire et l’encadrement de la population qui vivent dans ce territoire. Le développement du niveau de vie ainsi que la mondialisation encourage, le développement des pays du tiers monde et des pays en voie de développement, qui calquent leur mode de vie tant bien que mal sur les pays développés.

Chaque gouvernement se doit donc de vouloir contrôler une grande partie de l’accès à l’eau, le découpage territoriale que le monde connaît actuellement est asymétrique, certains pays contrôlent une grande partie des ressources en eaux naturelles  douces,’ cours d’eaux naturels.’ et d’autres peu, voir pas du tout. De nombreux spécialistes s’interrogent sur le développement des conflits liés à l’accès à l’eau dans les prochaines années, la situation actuelle en Europe et Proche Orient est tendu et quasi conflictuelle, les tensions et conflits liés à l’eau sont actuellement situés au proche orient et à l’extrême orientale de l’Europe, notamment en Turquie, qui souhaite contrôler une grande partie de l’Euphrate, les tensions entre Israël et la Palestine ont également des rapports en partie avec l’eau, les tensions entre la Syrie et la Turquie pays voisin également.

La politique et la gestion de l’eau adopté par la Turquie, aux dépens de ses voisins syrien et irakien, ont fait l’objet de nombreuses critiques lors du forum mondial de l’eau à Istanbul (16 – 22 mars 2009).
de Sarah Jousse, Sarah Fujisaki et Maud Quais

« La Turquie contrôle actuellement 88% du débit de l’Euphrate et environ 50% de celui du Tigre. Elle revendique un droit à un usage libre et indépendant de l’eau qu’elle reçoit sur son sol. C’est pourquoi, en 1981, elle s’est lancée dans la construction d’un gigantesque complexe hydraulique, le projet du sud-est anatolien (GAP), 22 barrages construits dans les bassins versant du Tigre et de l’Euphrate pour l’irrigation de 1,7 million d’hectares de terres arides et la production d’énergie au moyen de 19 centrales. Une fois achevé, en 2010, le GAP devrait entraîner une diminution de 40 % du débit de l’Euphrate pour la Syrie et de 90 % pour l’Irak.

Un autre objectif du GAP (Güneydogu Anadolu Projesi) est la revalorisation de la vie économique, sociale et culturelle de l’Anatolie du Sud-Est, une région en déclin, zone occupée par les Kurdes, en moyenne plus pauvres de moitié que le reste des citoyens turcs. C’est une région de conflit intérieur où le parti des travailleurs kurdes (PKK) est très présent. En améliorant les conditions économiques, les volontés séparatistes devraient se réduire et le contrôle de la région, par les modifications des structures de communication, devrait s’améliorer. En effet, de manière générale, les projets prévoient la création de plusieurs millions d’emplois. Les 19 usines hydroélectriques du GAP devraient fournir 22% de la consommation turque.

Le barrage Atatürk, sur l’Euphrate, en territoire kurde, est le sixième plus grand barrage du monde. Le lac créé couvre 817 km² et retient 48 km3 d’eau. Son remplissage a causé l’interruption complète du fleuve pendant un mois sans que ses voisins en soient avertis, provoquant une récolte catastrophique en Irak. La construction du barrage Atatürk n’est pas une solution pour tous. Elle ne fait qu’amplifier les relations conflictuelles entre Turquie et Syrie. Et les conflits avec les Kurdes de Turquie et de Syrie, qui se retrouvent assoiffés. La population kurde conteste particulièrement ce projet. En effet, outre le déplacement de milliers de personnes, les barrages engendrent la destruction d’un patrimoine historique riche.  L’eau est réellement un moyen de pression, une arme, un enjeu de puissance ».

D’autres perspectives sont à déplorer, le monde court dans les 50 prochaines années à venir  à l’augmentation de ces conflits, l’augmentation des températures va provoquer des désastres géographiques : disparition de l’Amazone, complètement asséchée en 2011, le fleuve risque de disparaitre définitivement dans les 50 années à venir, entrainant avec celle ci la disparition complète de l’Amazonie, les sommets enneigés ainsi que les glaciers dits éternels disparaitront entrainant ceux ci à  l’assèchement total des cours d’eaux.

Pour conclure, l’homme doit développer de nouveaux systèmes technologiques et industriels pour créer de l’eau douce, car la disparition de l’eau douce va plonger le monde dans de très graves tensions économiques et sociale, « révolte de la faim,disparition de l’alimentation carnée, disparition de l’alimentation céréalière, , guerres civiles, renforcement du clivage riche et pauvre ». Des solutions sont actuellement à l’étude notamment la récupération des eaux de pluie, cependant cette technique reste obsolète étant donné que l’eau de pluie est contaminée par la pollution, les gouvernements se doivent donc de penser humanistes, et éviter cette idéologie westphalienne obsolète, que l’eau est un instrument et un enjeu de puissance.

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